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La Bifurcation Berlin 1933 vient de paraitre

  • cm
  • 3 mars
  • 3 min de lecture
Couverture du roman La Bifurcation Berlin 1933, un monstre et une foule sur une falaise

La Bifurcation Berlin 1933 vient de paraitre en poche ; en librairie et sur Amazon.


Quelques liens :





Faire une guerre contre plus faible que soi ? Un truc vieux comme le monde, pour faire oublier ses déboires domestiques.


Au seuil des élections de mi-mandat aux États-Unis, en baisse dans les sondages et empêtré dans le camouflage de son rôle dans les Epstein files, je ne serais pas autrement surpris si l’avenir démontrait que, outre l’attrait des pétroles vénézuélien et iranien, la motivation réelle de Donald Trump d’attaquer le Venezuela, puis l’Iran — après avoir échoué à gober le Groenland et à mater Minneapolis — avait été de faire diversion : on ne change pas de chef en pleine guerre, n’est-ce pas ?


G.W. Bush en avait déjà profité pour décrocher un 2e mandat au milieu du conflit irakien, alors que les électeurs savaient bien qu’il avait menti sur les soi-disant armes de destruction massive de Saddam Hussein. Tout l’art de la communication consiste à s’attaquer, de préférence, à de sanglants potentats, afin de capter la sympathie des médias et du public.


Margareth Thatcher l’avait aussi bien compris en allant défendre l’archipel perdu des Malouines contre les affreux dictateurs argentins. Donnée largement perdante dans les sondages, la guerre des Malouines l’avait miraculeusement remise à flot, pour les élections générales suivantes.

 

C’est une paille pour le monde et une poutre pour moi : coucou, mon nouveau bouquin vient donc de sortir. On le trouve en librairie et sur Amazon.

 

Lorsque, début 2022, j’avais entamé cette fiction autour du péril totalitaire, j’avais en tête aussi bien Poutine que Hitler. Je croyais alors que nous étions débarrassés de Trump pour toujours. Pourtant, celui-là même, qui avait fomenté l’assaut du Capitole de janvier 2021, a été réélu en novembre 2024… Allez comprendre quelque chose à la démocratie ! C’est donc aussi à lui que j’ai songé, lors de la réécriture de ce roman, courant 2025.

 

Lorsqu’on laisse venir au pouvoir ce type de personnalités qui ne s’étouffent pas de scrupules, elles s’accrochent aux commandes par tous les moyens illégaux, devenus « légaux », par la grâce de la matraque magique, de l’intimidation et d’autres astuces. Dans le passé, maintes démocraties naissantes ont été balayées ainsi, l’une des dernières en date, la russe. Aujourd’hui aux États-Unis, la liberté tient encore le coup sous les assauts, parce qu’elle y est enracinée depuis 250 ans. Mais pour combien de temps ?

 

Qu’est-ce que ça à voir avec mon petit roman ? Par ce biais, je voulais juste tenter d’illustrer à quel point nos démocraties sont, tout à la fois, précieuses et fragiles. Dans l’Allemagne de 1932, on sait bien qu’il eût fallu tout entreprendre pour barrer la route d’Adolf Hitler, tout comme on aurait dû le faire pour d’autres.

 

On est beaucoup à espérer que les forces démocratiques américaines, éprises de culture d’humanisme, de justice, de liberté et d’équilibre des pouvoirs, parviendront à brider leur apprenti autocrate du moment, avec tous les moyens de l’état de droit et de la démocratie. À ce titre, la récente décision de la Cour Suprême sur les droits de douane est de bon augure, bien que la réaction du président de s’asseoir dessus et d’injurier les juges le soit moins. Lui laisser le champ libre, au vu de ce qu’il a montré depuis un an, équivaudrait à jouer à la roulette russe. Les élections mid-term de novembre sont donc cruciales. Trump l’a bien compris, qui tente en ce moment, outre la diversion guerrière en cours, de réduire la compétence électorale des États, à l’encontre de la Constitution.

 

Dans l’Italie préfasciste d’il y a un siècle, entre sa nomination de président du Conseil d’octobre 1922 et son obtention de la majorité absolue des sièges d’avril 1924, il n’avait fallu que 18 mois à Mussolini pour implanter sa dictature, après avoir passé une loi électorale, taillée sur mesure.

 

Confortablement à l’abri dans son palais et y faisant le matamore, Benito Mussolini était, lui aussi, friand de gloriole militaire… contre plus faible que lui, Albanie, Éthiopie, avant de se casser les dents sur les Grecs.

 

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