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Rome, 1978. Guerre froide. Deux papes viennent de mourir. On s’apprête à en élire un troisième. La mafia, les maoïstes, les néo-fascistes se battent pour le pouvoir à coups d’attentats meurtriers. Qui sont les mystérieux Inoxydable et Marionnettiste qui tireraient les ficelles ? Alessa, la journaliste, Nancy l’espionne tracent leur route dans ces eaux périlleuses.

Le roman suit chronologiquement « La Pieuvre au Vatican », mais peut se lire indépendamment.

 

ÉCHOS DE LECTRICES ET LECTEURS

Client d'Amazon, commenté en France le 24 février 2022

 J'ai lu La Pieuvre au Vatican et Alessa et ai trouvé ces romans non seulement passionnants, mais il m'ont également servi de livre d'histoire. D'ailleurs je me demande où l'auteur est aller chercher toutes ces indiscrétions vaticanes? Pour être aussi au fait des machinations, tromperies de l'appareil de l'Eglise (faut-il vraiment la majuscule?), je me demandais si l'auteur n'était pas quelque fils caché d'un membre de la Curie? Dans le livre Alessa, j'ai particulièrement apprécié la conversation de Zbigniew Brzezinski et d'un agent de la CIA, conversation dans laquelle le Secrétaire d'Etat exprime la volonté des Etats-Unis de voir un cardinal anticommuniste élu Pape à la succession de Jean-Paul I. Le choix qui s'est porté sur Jean-Paul II fut certainement téléguidé par les services de renseignements .....et ceux-ci n'auraient pas pu trouver homme plus providentiel que Karol Wojtiła....? Cette révélation, je l'ai lue dans Alessa et jamais avant....D'ailleurs l'élection de Jean-Paul II a repondu à la vaine question de Staline: de combien de divisions dispose le Vatican...J'ai lu La Pieuvre au Vatican et Alessa d'une seule traite tellement l'auteur nous fait pénétrer dans un univers très éloigné de la charité chrétienne. Ce n'est pas pour rien que les Romains ont changé la signification du signe de nationalité des plaques vaticanes.....SCV, c'est à dire "Santa Città del Vaticano" qui devient "Se Cristo vedesse" (si le Christ voyait...).

 

EXTRAITS DU ROMAN

Gênes

L’ouvrier métallurgiste Guido Rossa embrassa sa fille, dix-sept ans, qui émergeait de sa chambre, alors qu’il quittait l’appartement. À ce soir, ma chérie, bosse bien au lycée. À six heures quarante-cinq, il sortit de l’immeuble, via Ischia 4, dans les hauts de Gênes.
Il faisait encore frais. Il sortit les clés de sa poche et s’approcha de la Fiat 128, une deux portes de dix ans, idéale pour se faufiler dans les entrelacs de rues étroites. Il s’installa au volant, la clé dans le contact. À cet instant, la portière côté passager s’ouvrit avec violence. Il sentit des douleurs fulgurantes aux genoux. Au bord de la syncope, il avait perçu des détonations. À moitié conscient, il distinguait des silhouettes. Dans un effort énorme, hérité de son entraînement d’alpiniste de haut niveau, il se pencha vers la portière passager, espérant la fermer sur ses assaillants. Dérisoire, il s’en rendait compte, mais il le faisait quand même. C’est dans ce mouvement désespéré que la mort le cueillit. Les trois hommes avaient disparu. Mais l’un d’eux avait resurgi et l’avait achevé d’une balle dans le cœur.

 

Le lendemain matin, les bourrasques de neige à l’horizontale s’emparaient des ponts de l’autoroute de Gênes. Les tunnels et les viaducs se succédaient sur cette rive escarpée. C’était calme dans la montagne, furieux en extérieur.
Le crime était une vengeance des Brigades rouges contre Guido Rossa. À moins que ce ne soit une nouvelle provocation des néo-fascistes, sous faux drapeau. Mais le soir, la « sentence du tribunal prolétarien » était revendiquée et validée par le ministère de l’Intérieur. Après son travail, pensive, Chiara sirotait un whisky au bar de son hôtel. « Une fois encore, les extrêmes se rejoignent », songeait-elle. Ça finissait par tourner en boucle dans sa tête. « Ce n’est pas une ligne droite, comme le croient leurs militants, sur laquelle seraient placés des pastilles estampillées extrême gauche, gauche, centre, droite, extrême droite. Mais un cercle si large qu’il donne l’illusion d’être rectiligne. Comme la Terre. Dans cette circonférence, l’extrême gauche est exactement superposée à l’extrême droite. Mais leurs adeptes se croient aux antipodes les uns des autres. » Elle découragea le dragueur de service et monta se coucher. Le bâtiment était mal chauffé, les couvertures maigres. « Au diapason, frissonna-t-elle en s’endormant. »
Elle rêva que le pôle Sud était au même endroit que le pôle Nord.
Il y faisait tout aussi froid.

 

jeudi 28 septembre 1978 - Afrique-du Sud, désert du Kalahari

Il y avait la fine fleur du gouvernement d’apartheid. Tous des hommes. Blancs. Dont le Premier ministre, l’ex-ministre de la Défense, qui venait de monter d’un cran. Sur un signe d’un militaire, ils mirent leurs lunettes. Le compte à rebours avait franchi la minute.
Tous se massèrent devant la vitre spéciale. Inclinée à quarante-cinq degrés, son épaisseur était telle qu’elle pouvait résister à une déflagration atomique à cinq kilomètres. Lorsque la bombe A de quinze kilotonnes inonda le bunker d’une lumière d’apocalypse, tous reculèrent d’instinct.
C’était un programme secret, et bien qu’il y fût, Zbigniew Brzezinski, le Conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, n’était pas là. Quadra aux larges yeux en amande et aux arcades sourcilières prononcées, il n’appréhendait le monde que tel un échiquier géant. Après avoir félicité le Premier ministre, il s’esquiva en hélico, direction Pretoria, le Cap, puis Washington.

 

Corriere della Sera

Ante cum clave 1
Le bref pontificat de Jean-Paul 1er s’est achevé aujourd’hui par ses obsèques solennelles. Dans dix jours, les portes de la Sixtine se fermeront à nouveau sur les 111 cardinaux-électeurs, pour élire son successeur à la majorité qualifiée des deux tiers. Chacun aura encore à l’esprit la mort soudaine, inattendue du « pape au sourire ». Depuis sa disparition dans la nuit du 28 au 29 septembre, les rumeurs vont bon train. Pourquoi n’a-t-il pas signalé de malaise lors de son téléphone dans la soirée du 28 à son médecin ? Pourquoi les documents d’État sur lesquels il travaillait se sont-ils évaporés ? Pourquoi n’y a-t-il eu aucune autopsie ? Pourquoi les embaumeurs attitrés sont-ils muets comme des carpes ? Pourquoi les lunettes du Saint-Père ont-elles disparu ? Bien des questions sans réponse. Si, une, officielle : crise cardiaque. Comme l’atteste le certificat de décès signés par deux éminents praticiens.
Alessa Lombardi, Corriere della Sera
Demain : les enjeux du conclave.

 

Moscou

–– Le nom de Wojtyla sort soudain beaucoup chez les Américains, camarade Secrétaire général, mais on ne sait pas ce qui se dit.
— J’aime pas ça. Viens me voir au Kremlin !
–– Quand ?
–– Dans deux heures.

 

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